Paul Éluard

 

Le 14 décembre 1895, au 46, bd Jules Le 14 décembre 1895, au 46, Bd Jules Guesdes à Saint-Denis naquit Eugène Emile Paul Grindel. Quand on s'appelle grindel (grain d'aile), il arrive forcément un jour où l'on s'envole. Ce qu'il fit. Il s'envola tellement haut qu'il devint l'élu.

L'élu de l'art, il devint Éluard. Comme disait Paul Valéry. D' autres diront qu'il est certainement le poète universel. Son nom est indissociable du surréalisme. Il en est l'un des fondateurs. Mais son nom est indissociable de tant d'autres mots : dadaïsme, révolution, communisme, amour, amitié, générosité, résistances, paix, humanisme, ou alors des noms de Tristan Tzara, Aragon, Picasso, Max Ernst, André Breton, Man Ray.

Paul Éluard est aussi, avant tout, le poète de l'amour. L'initiatrice, c'est Gala qu'il rencontre en Suisse, lors d'un séjour en sanatorium, peu avant la première guerre mondiale. Lorsqu'il est mobilisé, Gala et lui profitent d'une permission de quatre jours pour se marier. Ils ont un petite fille, Cécile, puis Gala le quitte pour un jeune peintre espagnol, Salvador Dali dont elle sera l'inspiratrice et avec lequel elle finira sa vie.

L'amour aura ensuite le visage d'une jeune trapéziste Maria Benz qui se glisse dans la vie et dans le monde Éluard et devient "Nusch". Élégance, générosité, fantaisie, elle est l'égérie des surréalistes jusqu'à sa mort, le 28 novembre 1946. (Ving-huit novembre mil neuf cent quarante six. Nous ne vieillirons pas ensemble, Voici le jour, En trop : le temps déborde, Mon amour si léger prend le poids d'un supplice).

En 1949, au congrès de la paix de Mexico, il rencontre Dominique qu'il épouse en 1951 avant de mourir d'une crise cardiaque le 18 novembre 1952. Paul Éluard, c'est le grand souci de tout dire, c'est la liberté qui tombe du ciel, parce que la terre est bleue comme une orange...

G.P.